16. L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE COMME UNE OPPORTUNITÉ DE FORMATION ET D’EMPLOI : POUR UNE EXHORTATION DE LA FEMME ET DE LA JEUNESSE AFRICAINES
Serge Armand BOUAFFOU
Université Alassane OUATTARA (Côte d’Ivoire)
Résumé
L’Intelligence Artificielle est un atout favorable pour la formation et l’emploi de la femme et de la jeunesse africaines. Il faut ainsi une prise en considération de ce domaine informatique dans nos actions politiques, éducatives, sociales et professionnelles. Cela en vue de faire face au problème du chômage dans notre monde compétitif où le numérique et le digital occupent une place de premiers choix. À partir de la démarche analytico-critique et prospective, la réflexion tente de comprendre d’une part le contexte d’émergence et la définition de l’Intelligence Artificielle. D’autre part, elle met en relief les opportunités de formation et d’emploi de l’Intelligence Artificielle, pour une exhortation de la femme et de la jeunesse africaine.
Mots clés : Intelligence Artificielle, Emploi, Exhortation, Formation.
Abstract
Artificial Intelligence is a favorable asset for the training and employment of African women and youth. We must therefore take this IT field into consideration in our political, educational, social and professional actions. This is to address the problem of unemployment in our competitive world where digital technology plays a key role. From the analytical-critical and prospective approach, the reflection attempts to understand on the one hand the context of emergence and the definition of Artificial Intelligence, for an exhortation of African women and youth.
Keywords : Artificial Intelligence, Employment, Exhortation, Training.
Introduction
La jeunesse africaine et particulièrement la jeune femme africaine sont confrontées à un problème existentiel de quête d’emploi. Pour relever ce défi, la formation de la femme et de la jeunesse en Afrique doit être renforcée par la technologie et surtout par l’Intelligence Artificielle (IA). L’Intelligence Artificielle (IA) est une opportunité pour permettre à la femme et à l’ensemble des jeunes d’Afrique de se former pour être plus compétitifs sur le marché de l’emploi. L’Intelligence Artificielle (IA) en effet développe le savoir, le savoir-faire et le savoir-être pour résoudre de nombreuses difficultés que l’on peut rencontrer en mathématique, en sciences cognitives, en neurobiologie computationnelle et aussi dans l’armée, dans l’art ou en éthique des nanobiotechnologies. Son champ d’action est pluridimensionnel ; d’où l’intérêt de notre réflexion de comprendre le bienfondé et le sens de l’Intelligence Artificielle (IA) dans la société. La préoccupation fondamentale de cette réflexion est de savoir si l’Intelligence Artificielle (IA) s’avère nécessaire pour la femme et la jeunesse africaines. L’examen de cette préoccupation, à travers une démarche analytico-critique et prospective, nous conduit à la problématique suivante : l’Intelligence Artificielle est-elle une opportunité de formation et d’emploi pour la femme et la jeunesse africaines ? Dans quel contexte émerge l’Intelligence Artificielle ? Comment la définit-on ? Qu’est-ce qui justifie sa place en société ? Quelles sont les opportunités de formation et d’emploi que l’Intelligence Artificielle offre à la femme et à la jeunesse africaines ?
1. Contexte d’émergence et définition de l’IA
Il y a 27 ans que la surprenante nouvelle se rependait à travers le monde, une nouvelle à laquelle l’on ne s’attendait guère, le plus grand joueur d’échec au monde, le Russe Garry Kasparov, venait de se faire battre par l’ordinateur d’IBM (International Business Machines Corporation, multinationale américaine dans les domaines du matériel informatique, du logiciel et des services informatiques), à savoir Deep Blue. Le robot Deep Blue était capable d’imaginer une moyenne de 200 000 000 positions par seconde. Pour M. Ford (2017, p. 17), « la façon dont l’ordinateur d’IBM Deep Blue avait battu aux échecs le champion du monde Garry Kasparov fut certainement la plus impressionnante démonstration d’IA ». À cette période, on ne parlait encore pas d’Intelligence Artificielle (IA), mais la machine Deep Blue peut être considérée comme l’ascendant de Deep learning en Intelligence Artificielle (IA). Cette prouesse de la machine face à l’homme a suscité d’énormes débats sur la comparaison entre l’homme et la machine, notamment sur leurs intelligences respectives. Les deux intelligences sont-elles comparables ? Plusieurs spécialistes et penseurs en informatique ont essayé de répondre à cette interrogation en définissant l’Intelligence Artificielle dans l’optique de comprendre s’il y a lieu de faire un parallélisme entre l’homme et la machine à partir de la faculté qu’est l’intelligence.
Il n’existe pas de définition parfaite de l’Intelligence Artificielle (IA). La définition de l’Intelligence Artificielle s’avère complexe. Toutefois, selon le Conseil de l’Europe (2023),
L’IA est en réalité une discipline jeune d’une soixantaine d’années, qui réunit des sciences, théories et techniques (notamment logique mathématique, statistiques, probabilités, neurobiologie computationnelle et informatique) et dont le but est de parvenir à faire imiter par une machine les capacités cognitives d’un être humain.
L’Intelligence Artificielle, comme susmentionné, serait un ensemble de théories et de techniques qui consiste à imiter et simuler l’intelligence de l’homme. Elle peut être considérée comme étant une discipline transversale qui réunit une diversité de connaissances.
Par sa capacité à imiter l’intelligence humaine, l’Intelligence Artificielle s’adapte à l’informatique traditionnelle. En informatique traditionnelle, l’Intelligence Artificielle est caractérisée par un déterminisme et une objectivité scientifique. Ainsi, si depuis Descartes, l’homme est défini comme un sujet raisonnable et rationnel, son intelligence consiste à faire usage de sa raison ou sa pensée. Pour mieux réfléchir et raisonner, l’homme s’appuie sur la méthode scientifique hypothético-déductive. À côté de cela, l’autre principe qui s’impose à lui est le partage cartésien en cogitans (sujet) et res extensa (reste du monde/objet) qui est devenu une base sur laquelle l’Intelligence Artificielle devrait s’appuyer pour imiter l’intelligence humaine.
Pour l’instant, l’Intelligence Artificielle ne connaît que le binaire à cause de l’ordinateur classique et d’après C. Delannoy (2008, p. 3), elle « ne peut traiter ou manipuler qu’une information exprimée sous forme binaire ». Cette réalité oppose deux approches d’experts en informatique sur l’Intelligence Artificielle. La première approche d’experts en informatique appelée contre-computationnaliste ou phénoménologique préfère parler de programmation d’un ordinateur plutôt que d’intelligence chez l’ordinateur, pour la simple raison que l’intelligence est le propre de la nature. C’est le cas d’un papillon hydrophobe. Comme le souligne B. Louvet (2020), « une récente étude a examiné comment les différentes structures hydrofuges permettent aux papillons de limiter l’impact des gouttes de pluie sur leurs ailes. Des travaux qui, à terme, aideront à développer des matériaux d’étanchéité plus avancées ». En effet, les papillons ont la capacité ou la faculté intelligente de se protéger des gouttes de pluie, lorsqu’il pleut, à partir de leurs ailes. Cette technique naturelle est interprétée comme une intelligence et seule la nature serait douée d’intelligence selon les défenseurs de l’approche contre-computationnaliste parmi lesquels nous pouvons classer le philosophe et informaticien américain Hubert Dreyfus, le philosophe britannique George Lucas et le neurologue portugais Antonio Damasio. Ceux-ci remettent en cause l’idée d’intelligence chez la machine. L’ordinateur ne peut alors reproduire la pensée humaine.
La seconde approche d’experts en informatique appelée computationnaliste défend l’idée d’une intelligence chez la machine au même titre que l’homme ou la nature. Deux des défenseurs de cette approche, à savoir Allen Newell et Herbert Simon, tous deux informaticiens américains, assimilent les fonctions informatiques à la pensée humaine. Ils développent ainsi l’idée d’une reproduction de la pensée humaine chez l’Intelligence Artificielle. Toutefois, il s’agit dans ce cadre d’un débat d’écoles épistémologiques sur la manière de définir l’Intelligence Artificielle ou la programmation de l’ordinateur par l’homme.
Ce débat bien enrichissant intègre d’une part les valeurs épistémologiques et éthiques, d’autre part il intègre les valeurs de formation et d’insertion professionnelle. L’Intelligence Artificielle favorise l’insertion professionnelle pour la femme et la jeunesse africaines. Par sa technique d’apprentissage et d’imitation de la cognition humaine, l’Intelligence Artificielle est une opportunité pour la formation et pour l’emploi.
2. L’IA comme une opportunité de formation
La formation dans un monde très sélectif où la plus-value constitue un critère d’exigence a besoin d’être renforcée pour donner plus d’opportunités aux entrepreneurs et demandeurs d’emploi. La jeunesse africaine et la jeune femme africaine en particulier ont leur place dans un tel monde. Il suffit pour cette nouvelle génération africaine de savoir-faire le choix pour sa formation. De nos jours, la formation en informatique s’avère être une priorité pour les États qui mettent l’accent sur cette discipline dans le programme scolaire. L’avancée de la technologie informatique permet aux hommes d’explorer d’autres techniques et de pouvoir les manipuler. L’Intelligence Artificielle incluse dans l’informatique offre donc des opportunités de formation à l’homme.
Pour montrer les bienfondés de l’Intelligence Artificielle comme une opportunité de formation et d’emploi, nous avons recours à la méthode analytico-critique. Le recours à la méthode analytique consiste à décrypter les conditions de l’Intelligence Artificielle qui s’avère être une opportunité de formation et d’emploi pour la femme et la jeunesse africaines. Le recours à la méthode critique consiste à expliquer les raisons qui motivent notre intérêt à la formation et aux métiers de l’Intelligence Artificielle par rapport aux autres métiers classiques dans un monde très exigeant qui porte une attention particulière sur le digital et le numérique.
Selon A. Petitdemange (2019), « les compétences en intelligence artificielle sont de plus en plus recherchées par les recruteurs, notamment dans le domaine du numérique ». Pour ce faire, « les universités et écoles proposent donc de nouveaux cursus » (A. Petitdemange, 2019) en les adaptant à l’Intelligence Artificielle. La maîtrise de l’Intelligence Artificielle dérive d’une culture scientifique avec les sciences fondamentales : les mathématiques, la physique, l’astronomie, l’astrophysique… et en science appliquée : l’ingénierie, la neurobiologie computationnelle, l’informatique…
L’acquisition de ses connaissances disposent l’apprenant à se former en programmation, en développement d’applications, en cybersécurité. En fin de formation, l’apprenant est apte à devenir programmeur ou codeur, développeur d’applications et expert en sécurité informatique pour embrasser les métiers de l’Intelligence Artificielle qui s’avère être une opportunité d’emploi.
3. L’IA comme une opportunité d’emploi
L’emploi de nos jours est devenu très sélectif à cause de la révolution technologique. Les industries ont besoin de plus en plus de machines et de techniques informatiques pour produire en conséquence. Ces industries recherchent également des hommes capables d’interagir avec ces machines, qui seront aussi capables de les manipuler pour la rentabilité. L’Intelligence Artificielle a réussi à convaincre les industries et entreprises par son innovation en technologie informatique, elle apporte aux industries et entreprises de nouvelles possibilités de générer du capital et de pouvoir résoudre des défis complexes.
Selon S. Grès, (2021),
l’intelligence artificielle bouleverse le quotidien. Elle fera partie intégrante des métiers de demain et se révèle un secteur porteur dès aujourd’hui. Dès lors, être formé à l’Intelligence Artificielle représente une valeur ajoutée sur le marché de l’emploi.
Après une formation en Intelligence Artificielle, l’on peut exercer divers métiers de l’informatique. Parmi ces métiers nous avons : chef de projet informatique, data analyst, data scientist, chatbot Master… Les domaines d’application de ces métiers sont nombreux, nous avons entre autres la santé, les finances, l’automatisation, l’agriculture, le marketing, l’armée…
3.1. Le rôle du chef de projet informatique
S’inscrivant parmi les métiers d’avenir auxquels doivent s’attendent la nouvelle génération, la supervision de projet informatique est un métier lié à l’Intelligence Artificielle. La personne qui exerce ce métier est appelé chef de projet informatique. D’après G. Maisonneuve (2023), le rôle du chef de projet informatique consiste à traduire
les demandes de son client en solutions informatiques. Ses missions exigent des compétences techniques et managériales pour accompagner le travail des développeurs. Il élabore le cahier des charges, le planning, évalue le temps de travail et le budget et sert d’interface entre les différents acteurs (ingénieurs, techniciens, clients, fournisseurs…). Dans une petite structure, où il peut être seul en charge du projet, il est polyvalent et maîtrise toutes les étapes d’un projet. Il est particulièrement recherché dans les ESN (entreprises de services du numérique), mais aussi dans les entreprises utilisatrices : banques, grande distribution, industrie automobile, grands groupes ou encore télécommunications.
L’Intelligence Artificielle apporte des compétences managériales plus performantes et efficaces. Dans le champ de la concurrence, si le manager d’entreprise n’est pas capable d’innover par la maîtrise des stratégies nouvelles à partir de l’informatique et particulièrement de l’Intelligence Artificielle, cela en vue de trouver des solutions informatiques pour sa clientèle, son entreprise perdra des marchés face à ses concurrents. L’élaboration du cahier des charges, la planification et l’évaluation de l’horaire de travail des collaborateurs développeurs en informatique doivent se faire au niveau de ceux-ci. Pour pouvoir superviser et coordonner des développeurs largement outillés en atouts informatiques, il faut se mettre à leur niveau, cela exigence au chef de projet dans une entreprise d’être à la pointe de l’informatique. Ainsi ce chef de projet a besoin de renforcer ses capacités par l’Intelligence Artificielle. Sa polyvalence doit être pour lui un atout indispensable. Le chef de projet informatique est alors un métier qui doit retenir l’attention de la nouvelle génération pour se donner plus d’opportunité dans le marché de l’emploi.
3.2. Le rôle du data analyst
Le métier de data analyst fait partie intégrante de la structure nouvelle qu’est l’Intelligence Artificielle. Ce métier est même la cheville ouvrière de cette structure. Comme le souligne M. Page (2022), le data analyst
administre et modélise la base de données et s’assure d’une mise à jour régulière pour en faciliter l’exploitation par les équipes métiers. En effet, il joue un rôle clé car il est souvent amené à travailler avec plusieurs équipes et les résultats fournis vont avoir un impact sur la croissance de l’entreprise. Les développeurs vont lui faciliter l’analyse des données qu’il mettra ensuite à la disposition des équipes Marketing, Finance, Commerciaux et de la Direction.
L’analyse des données complexes stockées dans la base de données d’une entreprise relève de la compétence informatique. De nos jours des entreprises ont besoin de sauvegarder en toute sécurité leurs informations et dossiers confidentiels. Pour ce faire, elles ont besoin d’un professionnel qui soit capable de relever ce défi. Le data analyst a alors la capacité de modéliser la sauvegarde de dossiers importants et d’assurer en toute sécurité son exploitation. Une modélisation est le fait de réaliser virtuellement un projet dans l’optique de le mettre en pratique. Dans le cas d’une base de données, il faut réfléchir à une solution de stockage ou sauvegarde qui soit mise à la disposition des équipes constituant le personnel de l’entreprise. Les financiers, marketeurs, commerciaux et cadres d’entreprise auront besoin d’exploiter cette solution. Le data analyst est alors un acteur incontournable en entreprise pour ce genre de réalisation. La nouvelle génération doit porter un accent particulier sur ce métier, en vue d’avoir plus d’opportunités dans la vie professionnelle.
3.3. Le rôle du data scientist
L’autre cheville ouvrière de l’Intelligence Artificielle est le métier de data scientist. Avant d’expliquer le rôle du data scientist, définissons d’abord ce qu’est Data Science. Selon L. Tanoh Lambert (2021, p. 25), elle désigne une « Science interdisciplinaire s’appuyant sur des méthodes scientifiques des algorithmes des processus afin d’exploiter de grands volumes de données ». Elle est aussi pour L. Tanoh (2021, p. 25), « un ensemble de méthodes et outils permettant l’analyse d’un grand volume de données. Le cerveau humain étant incapable de gérer et de disséquer autant d’informations, les puissances de calcul qu’ont maintenant nos ordinateurs lambda le permettent ». Il se pose à ce niveau un problème d’incapacité chez l’homme à pouvoir maîtriser une technique complexe que la machine est capable de faire. Ceci nous fait penser à l’histoire de Garry Kasparov qui s’est fait battre par la machine Deep Blue en jeu d’échec. L. Tanoh (2021, p. 25) poursuit pour dire que « les termes d’Intelligence Artificielle, de Big Data, de Machine Learning fleurissent au sein des projets menés par tous les acteurs, publics ou privés. Tous ces termes sont mis sous l’ombrelle de la Data Science ». En effet, la Data Science aux dits de l’ingénieur en informatique est le champ d’exploitation massif de l’Intelligence Artificielle. Difficile alors d’explorer la Data Science sans la maîtrise de l’Intelligence Artificielle.
Concernant le rôle du data scientist, Y. Poilane (2017, p. 32) nous explique qu’il est « au cœur de la valorisation des données ». Il poursuit pour dire qu’il permet de « comprendre les enjeux et les problématiques stratégiques de l’entreprise et de mettre en place des algorithmes qui y répondent ». Le data scientist est le professionnel que rêvent d’avoir en grande majorité les entreprises dans le but de régler les problématiques importantes auxquelles ces entreprises sont confrontées. Il existe très peu de data scientist dans le monde, pourtant de grands défis en informatique sollicitent leur contribution remarquable. Les data scientist sont à l’interface des disciplines économique et informatique. Leur contribution dans ces domaines permet de contrôler en cryptant et décryptant les algorithmes d’un grand volume de données qu’on appelle Big data. Ces Big data sont gérer et examiner par de puissants ordinateurs que le data scientist est censé maîtriser. Y. Poilane (2017, p. 32) précise aussi que
Les data scientist vont à la rencontre des métiers pour en définir les besoins, identifient les indicateurs et données pertinentes, et les analysent à l’aide d’algorithmes qu’ils ont conçus. Ils interviennent à toutes les étapes de la chaîne de données : définition du problème, collecte des données, nettoyage, mise en place des modèles et création des algorithmes. Ils doivent ensuite savoir présenter et prioriser les résultats pour les rendre exploitables par les décideurs. Il leur faut donc d’excellentes capacités de communication car ils sont au contact des opérationnels métiers, des profils plus techniques et des décideurs, et doivent adapter leur discours à chacun.
Suivant cette thèse, nous pouvons affirmer que le métier de data scientist est ancré dans la programmation informatique et dans l’univers des codes ou algorithmes. Il est un métier d’analyse pointue en base de données informatique, vue qu’il permet de relever les grandes étapes de la chaîne de données. Rien ne doit alors échapper au data scientist, les moindres détails comme informations doivent être pour lui des éléments essentiels, de crainte que celles-ci ne soient négliger dans la collecte des données urgentes, puisqu’elles pourraient constituer un amas d’informations sensibles en matière d’informatique. L’intelligence Artificielle intervient aussi dans ce métier pour faciliter la maîtrise des importantes étapes de la chaîne de données. Les data scientist sont aussi réputés pour leur efficacité en communication. Il s’adapte au type de discours pour pouvoir rendre accessible leur technicité aux non professionnels en la matière. La nouvelle génération gagnerait à s’intéresser davantage au métier de data scientist pour gagner plus de crédibilité et d’attention auprès des entreprises et même des structures ou institutions étatiques.
3.4. Le rôle du chatbot Master
Il existe aussi en Intelligence Artificielle, un autre métier plus accessible par rapport aux précédents métiers pour permettre à la nouvelle génération d’être à la pointe de l’emploi. Il s’agit du chatbot Master. Selon A. Benard-Dende (2023), le rôle du chatbot Master ou Botmaster consiste à
superviser l’action des robots conversationnels, aujourd’hui très présents, notamment sur internet. Son rôle est notamment d’analyser les échanges entre les clients et robots, afin d’améliorer la qualité de l’expérience utilisateur et d’entraîner les bots pour qu’ils continuent à progresser vers un langage plus naturel.
Il existe sur internet les spécialistes en analyse des échanges entre les utilisateurs et des robots qui jouent le rôle de call center ou d’assistance communication. Auparavant ce métier de call center était pratiqué par les hommes. De nos jours, il tend à être réservé aux chatbots, c’est-à-dire des robots dotés d’Intelligence Artificielle. Ainsi, pour pouvoir superviser ces robots l’on a besoin de chatbot Master. Ces derniers ont pour mission d’analyser les communications entre l’utilisateur d’un service et le robot qui est censé le guider dans l’utilisation du service. Or mener des analyses de ce genre relève de la compétence informatique et de l’Intelligence Artificielle. Pour interagir et superviser un chatbot, il faut maîtriser l’Intelligence Artificielle. Comme l’indique à nouveau A. Benard-Dende (2023),
les chatbots sont conçus sur le principe de l’IA : ils doivent être capables d’analyser les messages reçus et d’y répondre de façon adaptée. Ils utilisent pour cela le machine learning, une technique qui permet à un système d’apprendre à partir des données, sans programmation préalable.
De ce qui précède, retenons que sans l’Intelligence Artificielle, un chatbot, à savoir robot communicateur, ne pourrait exercer comme tel. Son système a été conçu en lien étroit avec l’Intelligence Artificielle. Ce genre de robots a nécessairement besoin de s’adapter au progrès. Pour ce faire, il faut un suivi et contrôle de ce robot afin de pouvoir le perfectionner davantage pour qu’il réponde aux préoccupations des utilisateurs sur internet. Dans l’optique de le voir progresser de niveau en niveau, le métier de chatbot Master a été aussi créé. Ce sont alors les hommes qui ont le privilège d’exercer ce métier à condition qu’ils soient performants en matière d’Intelligence Artificielle. L’Intelligence Artificielle tend à dominer tous les secteurs d’activités au point de les révolutionner. Il est dans l’intérêt de la nouvelle génération de pouvoir s’en imprégner pour avoir davantage de chances dans la vie professionnelle. Il faut par conséquent une exhortation de la femme et de la jeunesse africaines pour s’intéresser à l’Intelligence Artificielle.
4. Pour une exhortation de la femme et de la jeunesse africaines : les grands enjeux du développement
Il sera question ici d’explorer les grands enjeux du développement que favorise l’Intelligence Artificielle. L’exploration se fera à partir de la méthode prospective. Disons à cet effet que la vulgarisation scientifique à travers les conférences, colloques, séminaires, ateliers d’échange, assises, mais aussi la rédaction d’ouvrage de vulgarisation, ou même les documentaires et les films d’action, peut sensibiliser et encourager la femme et la jeunesse africaines à s’intéresser aux pratiques et aux métiers de l’Intelligence Artificielle.
Notre objectif à partir de la vulgarisation scientifique vise à former les femmes et les jeunes africains aux métiers de l’Intelligence Artificielle afin d’être plus compétitifs. Il vise aussi à développer les centres de recherche et des laboratoires pour la formation des femmes et des jeunes à la maîtrise de l’Intelligence Artificielle. Enfin, il vise à créer les conditions pour faciliter la quête d’emploi dans un monde qui devient de plus en plus informatique et digital.
4.1 Les enjeux économiques dans la création et valorisation des startups
La création des startups peut contribuer au développement économique de l’Afrique. Les microentreprises ou startups ont aujourd’hui le privilège d’interagir avec l’Intelligence Artificielle pour pouvoir renforcer leur système. Les jeunes n’ont forcément pas besoin d’être employés dans les grandes entreprises pour pouvoir avoir de l’emploi. Ils n’ont également pas besoin de posséder de grosses sommes pour se lancer dans l’entreprenariat. En Afrique, l’exemple du Nigéria peut nous encourager à explorer les techniques et mécanismes d’exploitation de l’Intelligence Artificielle. À travers l’une de ses startups issues de sa faîtière de filiales Uniccon Group, spécialisée dans les STEM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques), le Nigérian Chuks Ekwueme a présenté le premier robot humanoïde made in Africa doté d’Intelligence Artificielle. « Il est un entrepreneur prolifique à la tête de plusieurs start-up au Nigeria. Responsable du projet de développement du tout premier robot humanoïde made in Africa, il s’affiche comme l’un des plus grands innovateurs du continent » (I. Linge, 2022).
La valorisation des startups à partir de la vulgarisation scientifique pour exhorter aux pratiques et aux métiers de l’Intelligence Artificielle permettra d’atteindre des résultats pour un apport à la communauté africaine. Ainsi l’intérêt à l’Intelligence Artificielle peut favoriser le développement économique de l’Afrique. C’est en créant des startups ou en investissant dans la technologie que le développement économique peut être possible en Afrique. L’investissement dans les startups et l’attention particulière sur l’Intelligence Artificielle peut rassurer la femme et la jeunesse africaines au plan professionnel. La jeunesse africaine, en particulier la femme, sera en effet plus compétitive en matière de technologie sur le plan international si elle s’intéresse à l’auto-emploi et qu’elle accorde une attention particulière à l’Intelligence Artificielle. La création des startups apporte du tonus (dynamisme) à l’économie et elle favorise l’insertion dans la vie professionnelle, elle permet aussi de garantir la croissance économique dans le monde. Face à la crainte que l’Intelligence Artificielle peut contribuer à l’augmentation du chômage dans la société, il faut penser à un plan B, c’est-à-dire à une alternative. Se mettre à la disposition de l’Intelligence Artificielle en développant des compétences informatiques peut nous aider à affronter le chômage.
L’avènement de l’Intelligence Artificielle bien que préoccupant à cause de ses enjeux de bouleversement d’emplois, peut tout de même apporter une aide à la nouvelle génération. En effet, M. Ford (2017, p. 21), nous interpelle que
Pratiquement tous les secteurs vont nécessiter moins de main-d’œuvre puisque les technologies de l’information seront intégrées dans les modèles de gestion, et cette transition pourrait avoir lieu assez rapidement. De plus, les industries nouvelles utiliseront des technologies toujours plus performantes pour limiter leur besoin en main-d’œuvre, et ce, dès leur création. Les sociétés telles que Google ou Facebook, par exemple, ont réussi à être connues de tous et à conquérir le marché en engageant un tout petit nombre d’employés par rapport à leur taille. Tous les facteurs sont réunis pour s’attendre à un scénario similaire pour toutes les industries nouvelles créées à l’avenir.
L’une des préoccupations de l’Intelligence Artificielle est qu’elle limiterait la main-d’œuvre et ferait disparaître certains emplois. L’intelligence Artificielle attire plus d’attentions en termes de performance et d’économie. Pour ce faire, les entreprises et industries sont prêtes à réduire la main-d’œuvre souvent très coûteuse et très limitée en matière de performance. Pour générer des fonds ou réaliser des chiffres d’affaires, les entreprises et industries ambitionnent intégrer dans leur écosystème des techniques nouvelles, et cela à partir de l’Intelligence Artificielle. La situation est certes préoccupante pour l’avenir de l’emploi, mais elle s’avère être un atout pour ces personnes qui renforcent leur capacité et qui mettent à jour leur background avec la maîtrise de l’Intelligence Artificielle. Pour ces personnes, l’Intelligence Artificielle ne sera pas forcément une menace.
L’Intelligence Artificielle est une opportunité de formation et d’emploi, il faut ainsi conseiller notre jeunesse africaine et particulièrement la gent féminine à s’intéresser à l’Intelligence Artificielle. Cela nécessite des dispositions au préalable, à savoir l’engagement de l’État pour une politique d’insertion des jeunes et de la femme dans la technologie de pointe, de l’informatique, des sciences mathématiques et de la physique. Aussi, cultiver dans l’esprit de ces jeunes et des femmes, l’amour ou la passion de la technoscience, ce qui sera possible grâce à la vulgarisation scientifique. Les philosophes-historiens des sciences et épistémologues trouvent alors un champ d’exploitation en tant que vulgarisateur scientifique pour encourager l’insertion des jeunes et particulièrement de la femme dans le domaine de la technologie. La nouvelle génération dispose donc des moyens technologiques de pointe pour s’investir dans la création d’emploi. L’univers des startups peut lui garantir de l’emploi. Il suffit qu’il y ait un accompagnement au plan structurel pour que l’auto-emploi des jeunes et l’autonomisation de la gent féminine rayonnent en Afrique.
4.2 Les enjeux structurels pour l’autonomisation de la femme
L’insistance sur la gent féminine est pour nous une manière d’encourager la montée des femmes dans l’utilisation des outils informatiques et pour ce faire les exhorter (motiver) à l’entreprenariat et à être des leaders dans leur domaine en matière d’informatique. Les femmes ont longtemps été mises à l’écart des grandes opportunités qu’offraient la société. Leur minimisation dans la science et la technologie a été choquante. L’historienne des sciences Margaret W. Rossiter a qualifié le phénomène de minimisation des femmes dans les sciences d’effet Matilda. Comme l’indique L. Talik (p. 1, 2022),
Au début des années 80, l’historienne des sciences Margaret Rossiter approfondit la théorie de Robert King Merton et l’applique au milieu scientifique et à la gent féminine. Elle donne à ce concept le nom d’effet Matilda en hommage à la militante féministe Matilda Joslyn Gage, qui dès la fin du XIXème siècle, avait dénoncé l’invisibilisation des femmes dans les sciences.
L’inquiétude des femmes naît du fait qu’elles sont souvent marginalisées et minimisées dans la société. Il était difficile à l’époque des premiers savants d’imaginer qu’une femme pouvait faire des découvertes et s’adonner aux métiers de la technologie. Même s’il existait quelques-unes qui se démarquaient des autres, celles-ci n’avaient pas la chance d’être récompensées pour être visibles comme c’était le cas chez les hommes.
De nos jours, les mentalités changent progressivement et les femmes peuvent avoir les mêmes chances et opportunités comme les hommes. Il faudrait alors un appui structurel de nos États et organisations internationales. Les lois sur la parité et l’égalité entre les sexes existent déjà, il faut en plus de cela du concret. Parlant du cas de l’Afrique, beaucoup reste à faire. Car les femmes sont le plus souvent minimisées. Les structures d’accompagnement doivent être créées pour donner plus de chances aux femmes. L’Intelligence Artificielle peut s’inscrire dans ce schéma d’accompagnement qui est d’ordre politique.
Les femmes disposent d’outils technologiques ou appareils comme les smartphones, les ordinateurs portables, des tablettes qui sont des outils aptes à les prédisposer ou même les préparer à la maîtrise de l’Intelligence Artificielle. Il existe dans ces outils des applications et des logiciels consacrés à l’Intelligence Artificielle qu’elles peuvent d’ailleurs manipuler. L’intérêt à l’Intelligence Artificielle peut permettre à l’Afrique de bénéficier des centres de recherche et des laboratoires pour la formation des jeunes filles. Cela peut être aussi un point d’attraction pour permettre à d’autres jeunes filles dans le monde de venir en Afrique pour apprendre et se faire former.
Il fut une époque, précisément dans l’antiquité, où le continent africain attirait les regards de l’extérieur par sa brillance en matière de connaissance scientifique. C’est en Égypte pharaonique que les grands savants Grecs venaient apprendre le savoir et se faire former. L’Afrique peut ainsi saisir l’opportunité de transfert ou partage de compétences pour briller à nouveau. À cet effet elle peut être considérée comme un modèle dans le monde en matière de technologie et d’Intelligence Artificielle. Les femmes africaines doivent dès lors s’investir dans la recherche scientifique et pratiquer la technologie. Les structures d’accompagnement doivent vraiment exister, celles-ci doivent renforcer le système éducatif et compléter les connaissances classiques par l’intégration de l’Intelligence Artificielle. Par les structures d’accompagnement les femmes auront plus de chance de se positionner dans l’univers de l’Intelligence Artificielle. En créant alors leurs propres startups et en se reconvertissant en informaticiennes, les femmes peuvent aspirer à l’autonomisation. L’informatique n’est pas l’apanage des hommes. C’est d’ailleurs une femme qui dans l’histoire de l’informatique a été la première à réaliser une programmation. Il s’agit de la mathématicienne britannique Ada Lovelace qui en 1842 s’adonnait pour la première fois à cette pratique. D’après K. Shea (2015), « Ada Lovelace, grande visionnaire, qui deviendra celle que nous considérons comme étant la première programmeuse de l’histoire ».
Ada Lovelace qui réalisa le premier programme informatique rencontra à 17 ans le mathématicien Charles Babbage, considéré de nos jours comme le père des ordinateurs modernes. Ainsi « captivée par la machine à différences de Babbage, devint très proche du mathématicien » (K. Shea, 2015), puis cette rencontre l’a conduit plus tard à la programmation. Les femmes de nos jours ne doivent plus avoir d’excuses pour se lancer dans l’informatique, car à l’image de la mathématicienne Ada Lovelace, elles sont aussi douées et intelligentes.
Conclusion
L’Intelligence Artificielle apporte des opportunités auxquelles nous devons prêter attention. Face au problème du chômage, elle paraît innovante et bénéfique pour ces personnes qui réussiront à la dompter et à la maîtriser. Il faut ainsi changer de paradigme pour renforcer les capacités. La jeunesse africaine et les femmes en particulier ont la possibilité de s’autoformer en informatique pour pouvoir négocier leur emploi dans un monde très sélectif de nos jours. Les structures d’accompagnement de l’État et des organismes internationaux doivent aussi aider les jeunes et surtout les jeunes filles pour qu’ils puissent profiter des opportunités offertes par l’Intelligence Artificielle. Les startups informatiques africains ne doivent pas laisser toute la place aux autres. Elles ont aussi le droit d’être dans la concurrence pour contrôler au même titre que les GAFAMs (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) qui dominent l’univers de l’informatique. Ces géants de l’informatique exploitent au quotidien les ressources savourant de l’Intelligence Artificielle (IA). Les « cinq géants de la technologie dominent aujourd’hui le monde grâce à l’IA et au Big Data » (L. Bastien, 2022). Domineront-ils les seuls la technologie ? Il faut d’urgence une exhortation de la femme et de la jeunesse africaines à embrasser les métiers de l’Intelligence Artificielle pour profiter des belles saveurs de la technologie comme le font au quotidien les GAFAMs. Steve Jobs avant de mourir en 2011 disait à un groupe d’étudiants ceci : « soyez insatiables, soyez fous, c’est ce que j’ai toujours voulu pour moi-même ». C’est sur cette note d’exhortation de la femme et de la jeunesse africaines que nous pourrons relever le défi de la formation et de l’employabilité avec l’apport de l’Intelligence Artificielle.
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