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    Résumés des articles Appel à contribution N°1

    Ouvrage collectif

    En ligne : ISBN 978-2-487919-00-6

    Papier : ISBN 978-2-487919-01-3

    Editions Agbajowo

    22 BP 08 Abidjan 22 (Côte d’Ivoire)

    Juin 2024

    https://agbajowo.org/

    Cultures   Mémoire   Proactivité

    Réseau des Chercheurs Agbajòwò

    Président : Prof. OGUI COSSI Gaston, Professeur des Universités, Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité Universitaire à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso)

    Vice-Président : Prof. NIYIGENA Jean-Paul, Professeur des Universités, Université catholique du Rwanda (Rwanda)/ Université catholique de Louvain (Belgique)

    Vice-Présidente : Prof. OUASSA KOUARO Monique, Professeur des Universités, Université d’Abomey-Calavi (Bénin)

    Secrétaire Général : Dr KOALA Sibiri Félix, Maître-Assistant, Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité Universitaire à Abidjan (Côte d’Ivoire)

    Secrétaire Générale Adjointe : Dr SOME/SOMDA Minimalo Alice, Maître de recherche, Institut des Sciences des Sociétés (INSS) du Centre National de Recherche Scientifique et Technologique (CNRST) (Burkina Faso)

    Trésorier Général : M. TOHO Josué, Spécialiste de la finance inclusive, Commission Bancaire de l’UMOA, Abidjan (Côte d’Ivoire)

    Trésorière Générale Adjointe : Dr NIANGORAN Adjo Apolline, Maître-Assistant, Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (Côte d’Ivoire)

     

    08 BP 22 Abidjan 08 (Côte d’Ivoire) – 

    Téléphone : +225 27 22 40 06 50 – poste 675 / +225 07 47 89 59 09

    e-mail: administration@agbajowo.org/ agbajowo2022@gmail.com

    site web : https://agbajowo.org/

    Conseil scientifique

    Président : Prof. KOUASSI Kpa Yao Raoul, Professeur des Universités, Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (Côte d’Ivoire)

    Membres :

    Prof. ADE Édouard, Directeur de recherches, Directeur Général de l’Université Notre Dame d’Afrique (Burkina Faso)

    Dr ADEKAMBI Adéniran Moïse, Formateur, Grand Séminaire Mgr Louis Parisot de Tchanvédji (Bénin)

    Prof. AHODEKON SESSOU Cyriaque Coovi, Professeur des Universités, Université d’Abomey-Calavi (Bénin)

    Prof. BONGO-PASI MOKE SANGOL Willy, Professeur des Universités, Université de Kinshasa (République Démocratique Congo)

    Dr KÉDÉ Denagnon Jules, Collaborateur scientifique à l’Institut Supérieur de Philosophie à l’Université Catholique de Louvain (Belgique)

    Prof. NIYIGENA Jean-Paul, Professeur des Universités, Université catholique du Rwanda (Rwanda)/ Université catholique de Louvain (Belgique)

    Prof. OGUI COSSI Gaston, Professeur des Universités, Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité Universitaire à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso)

    Prof. OUASSA KOUARO Monique, Professeur des Universités, Université d’Abomey-Calavi (Bénin)

    Dr SOME/SOMDA Minimalo Alice, Maître de recherche, Institut des Sciences des Sociétés (INSS) du Centre National de Recherche Scientifique et Technologique (CNRST) (Burkina Faso)

    Dr TAMA Clarisse épouse IMOROU, Maître de Conférences, Université de Parakou (Bénin)

    Dr TATA Gaston Gabriel, Maître-Assistant, Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité Universitaire à Abidjan (Côte d’Ivoire)

    SOMMAIRE

    Sommaire. 9

    Avant-propos. 11

    Premier axe : Cultures. 17

    1. Le « vivre-ensemble » Afrique dans la paix et la formation à l’humanité. 19

    Sessou Coovi Cyriaque AHODEKON.. 19

    1. Culture et cultures africaines : vers un universalisme inconséquent ?. 45

    Jules Dénagnon KÉDÉ.. 45

    1. Pour ou contre les transformations corporelles humaines. 67

    Willy BONGO-PASI MOKE SANGOL.. 67

    1. Les lois anthropologiques joussiennes et les enjeux pédagogiques de la littérature orale africaine 95

    (1) Willy BONGO-PASI MOKE SANGOL.. 95

    (2) Marie-Claire MUKWASA GIPELA LEMBISA.. 95

    1. Impact de la globalisation sur l’aire culturelle Adja-Tado. 131

    Houèyétongnon Aureste Clétus BOGNON.. 131

    1. Théologies africaines d’aujourd’hui et de demain ! Des défis d’originalité pour l’homme africain 145

    Sibiri Félix KOALA.. 145

    1. La culture africaine et les réseaux sociaux : pour une philosophie de la culture. 163

    Minimalo Alice SOME/SOMDA.. 163

    1. Phénomène migratoire actuel : cle hermeneutique de la citoyenneté en Afrique et en europe à partir du nationalisme. 187

    Jean-Paul NIYIGENA.. 187

     

    1. La marmite de ma mère. enjeux d’une reconstruction identitaire en Afrique. 209

    Gaston OGUI COSSI. 209

    Deuxième axe : Mémoire. 231

    1. Le christianisme en Afrique : la troisième disparition à l’horizon ?. 233

    Domèbèimwin Vivien SOMDA.. 233

    1. Philosophie et politique : de la necessite d’une circularite pour un réaménagement de l’État postcolonial en Afrique. 277

    Boni Eriola Richard ATCHADÉ. 277

    1. Dieu, l’Afrique et le mal 295

    Mafa Georges ASSEU.. 295

    1. L’incarnation comme demeure de la quête identitaire au cœur des mutations sociales. 313

    Kibsi Sylvain YAMÉOGO.. 313

    Troisième axe : Proactivité. 333

    1. Habermas : la gouvernance et le nécessaire rôle de l’État en Afrique. 335

    Adjo Apolline NIANGORAN.. 335

    1. La détermination génétique de l’individu et la part de liberté dans ses actions. 349

    Akoua TANO-KAMELAN.. 349

    1. L’Intelligence Artificielle comme une opportunité de formation et d’emploi : pour une exhortation de la femme et de la jeunesse africaines. 357

    Serge Armand BOUAFFOU.. 357

    1. La recherche scientifique en Afrique face aux enjeux de l’Intelligence Artificielle. 379

    Kpa Yao Raoul KOUASSI. 379

    1. Solidarité malheureuse ou refus de l’autre : question de la dynamique sociale en Afrique. 411

    Gaston Gabriel TATA.. 411

     

    Avant-propos

    Répondre à l’urgence des évolutions toujours accrues du contexte socio-culturel, politique, économique ou religieux, dans un monde globalisé et de mobilités humaines, choisies ou subies, telle est la ligne sur laquelle se fixe le Réseau des Chercheurs Agbajòwò. Agbajòwò se veut non-indifférent aux réalités du monde, et singulièrement du monde africain dont le quotidien interpelle et appelle à l’impératif de questionner les maux afin que des lueurs de solutions puissent apparaître. La situation observable devient un défi pour le penseur qui se doit d’apporter sa pierre à l’édification d’un monde plus juste, plus fraternel et vivable pour tous. Infléchir par la pensée les réalités du moment et impacter le devenir du monde, telles sont les visées qui mobilisent les diverses compétences en Sciences religieuses et théologiques, en Sciences de l’homme et de la société, en Sciences d’Économie, de Gestion et des TIC, ainsi qu’en Sciences juridiques. Ensemble, tous les acteurs sont conscients d’être forts pour parvenir à la visée. Réfléchir, produire et publier les résultats obtenus font partie des objectifs du Réseau. C’est pourquoi, la publication d’un premier ouvrage collectif dès la mise en place du Réseau des Chercheurs Agbajòwò a rencontré l’assentiment de tous.

    Ce premier ouvrage collectif des membres d’Agbajòwò vise la mission du Réseau de Chercheurs dans la production des textes valorisant les Cultures, la Mémoire et la Proactivité en Afrique et africaines. Les dix-huit textes rassemblés ici comprennent trois axes qui sont aussi les trois piliers du Réseau des Chercheurs Agbajòwò, à savoir Cultures, Mémoire et Proactivité.

    L’axe 1 portant sur les cultures comprend neuf textes. Les cultures africaines doivent se penser autrement. Si pour Sessou Coovi Cyriaque AHODEKON, « il est (…) nécessaire et urgent de cultiver les valeurs du vivre-ensemble pour une paix durable » p. 19-20, cela ne sera pas facile si l’on ne pas sort de la fatalité des chocs des civilisations. L’espoir est permis avec Jules Dénagnon KÉDÉ qui soutient qu’il faut un nouveau rapport entre « l’Occident et l’Afrique [qui] peut se laisser réexaminer avec une attention particulière pour le rôle qui y jouent le philosophe et l’anthropologue, chacun dans son domaine de compétence » p. 43. Mais de quelle Afrique parle-t-on si elle est perdue dans un être ambigu à travers la transformation corporelle ? Il est important de découvrir que la reprise de l’identité culturelle africaine est aussi la reprise des valeurs culturelles africaines. Cela passe par ce que Willy BONGO-PASI MOKE SANGOL appelle une « transformation » qui « doit toujours être axiologique dans une dialectique « corps-sujet » et non pas « corps-objet» ». p. 67. Est-ce à dire que le corps humain africain n’a pas tout perdu et qu’il y a encore de bonnes choses à apprendre sur lui pour changer le cours de la destinée des Africains ?

    Le corps permet de parler et c’est aussi cela qui a déterminé l’Afrique et dont on peut tirer de nouveaux avantages. En Afrique où la culture de l’oralité est encore présente, une nouvelle approche du corps qui enrichit le langage et se donne aussi comme une pédagogie est à valoriser ; d’où la position de Willy BONGO-PASI MOKE SANGOL et Marie-Claire MUKWASA GIPELA LEMBISA selon laquelle « loralité (…) s’exprime (…) et elle (…) a une fonction sociale et pédagogique » p. 95 Mais comment y arriver effectivement si pour Houèyétongnon Aureste Clétus BOGNON, il y a un « impact de la globalisation sur les valeurs sociales de l’aire culturelle Adja-Tado » laisse entendre ? p. 131 Cet impact est réel et se perçoit aussi chez Sibiri Félix KOALA qui le présente comme le « contact douloureux où l’Afrique était sommée de renoncer à son identité » p. 145. Est-ce à dire que cela implique une « quête de nouvelles méthodologies partant de l’anthropologie religieuse africaine avec son imaginaire, pour une théologie qui prenne en compte cet imaginaire et les aspirations humaines qui s’y greffent » p. 145 ? Cette interrogation oriente vers une nouvelle approche « du vivre-ensemble » en Afrique basé sur la culture en pleine extension vers les réseaux sociaux. De cette manière, on peut convenir avec Minimalo Alice SOME/SOMDA que la culture du vivre-ensemble en Afrique s’enrichit et s’agrandit à travers les réseaux sociaux qui sont une réalité indéniable et qui tendent aussi à devenir un espace qui veut absorber ou ignorer la culture africaine. La culture du vivre-ensemble implique que la prise en compte des réseaux sociaux ne soit pas l’occasion pour dénaturer la culture africaine ou qu’ils ne nous coupent pas d’elle. Pour y arriver, il faudrait « une philosophie de la culture [qui] permettra de repenser la culture africaine en intégrant une éthique des réseaux sociaux » p. 164. Ce qui revient à dire qu’il faut revenir à l’Afrique par sa culture qui doit s’enraciner partout où s’expriment des Africains.

    Il y a un besoin constant pour les Africains de revenir à l’Afrique par sa culture confrontée aux autres cultures sans les faire partir ailleurs. Comment maintenir les Africains sur place par leur culture ou par la mise en place d’une politique démocratique inclusive qui rendrait cela possible ? On peut dire avec Jean-Paul NIYIGENA que la difficulté à maintenir les Africains sur place est aussi la conséquence d’une nouvelle approche de la citoyenneté allant jusqu’à la valorisation d’un « nationalisme ethnique qui marque les pays africains et qui est à la base des problèmes politico-économiques » p. 187. La culture africaine se renforcerait par le dépassement « du nationalisme ethnique » en vue d’« un nationalisme démocratique visant à constituer l’unité des citoyens à partir des objectifs de développement et de droits » p. 187. Ce retour au nationalisme démocratique s’entendrait ainsi comme un retour des Africains à leur propre culture. L’Afrique doit retourner à sa propre culture. Le retour des Africains à leur propre culture est aussi une invitation de Gaston OGUI COSSI qui ferme ainsi la série des textes sur la culture « de la « Mère-Afrique » » p. 209. Ce texte montre que la grandeur de la culture africaine est possible dans la reconnaissance par les intellectuels africains qui sont invités à « discerner les vrais mobiles d’une apparente extraversion en vue d’une reconstruction identitaire qui respecte les vraies valeurs africaines » p. 209.

    L’axe 2 comprend quatre textes qui posent le problème de la mémoire en Afrique. Domèbèimwin Vivien SOMDA commence avec l’« inquiétude au sujet de l’avenir du Christianisme en Afrique ». La mémoire religieuse de l’Afrique a été combattue par les religions qui l’ont trouvée en place et qui ont réussi à la faire disparaître ou à la mettre en veilleuse au profit des nouvelles religions. Mais au lieu que les nouvelles religions soient des lieux d’affirmation culturelle de la foi chez les Africains, on peut être inquiet à l’idée d’une possible disparition de la culture religieuse des Africains qui s’effectuerait aussi comme « une nouvelle disparition du Christianisme sur leur continent » p. 233 au profit d’une Afrique sans une culture religieuse. Pour sauvegarder la mémoire culturelle religieuse en Afrique, la solution se trouve dans la prise en compte des moyens d’un « développement intégral » p. 233. Mais rien ne sera facile, si pour Boni Eriola Richard ATCHADÉ, « la postcolonie, c’est le résultat d’une histoire de l’échec des Africains à être maîtres de leur propre histoire et de leur destin » p. 277, et cela à cause « du déficit de légitimité de l’État postcolonial » p. 277. Il manque à l’Afrique une nouvelle approche philosophique qui se présenterait comme un « travail conceptuel de déconstruction qui la conduira à formuler sans compromis un projet philosophique politique adapté aux réalités africaines » p. 278.

    L’adaptation est devenue problématique. Les Africains ont contourné la perte de la mémoire culturelle religieuse par un retour au Christianisme qui n’est pas en adéquation aux perversions sociales et politiques devant lesquelles la philosophie est restée muette. Ainsi, au lieu de laisser la consolidation de l’identité de l’Afrique aux philosophes seuls, Mafa Georges ASSEU propose une lecture qui reposerait le problème de l’identité de l’Africain en invitant tous les Africains à une prise de conscience de la mort de la mémoire du bien-vivre au profit de la mémoire collective dominée une pratique religieuse qui « se réfugiant en Dieu » p. 295 dans l’ignorance ou le mépris d’un « continent et ses habitants [qui] sont le plus en mal d’existence » p. 295. Si la philosophie politique est remise en cause par un retour à l’identité de l’Africain, faudrait-il alors accepter un retour à une philosophie de l’être de l’Africain pour le sauver de ses angoisses et des défis existentiels en vue d’un mieux-être ? Le dernier texte sur la mémoire présenté par Kibsi Sylvain YAMÉOGO veut sortir du non-sens de l’identité de l’Africain dans les sociétés actuelles « en pleine mutation » p. 313 par un retour à une philosophie de la lutte identitaire entendue ici comme « la trace et la trajectoire de l’histoire de l’homme qui ne peut être appréhendée sans l’incarnation, puisque la question « qui suis-je ? » s’y rapporte authentiquement » p. 313. Cette approche ouvre l’élan vers le troisième pilier d’Agbajowo à travers cinq textes consacrés à la proactivité.

    Les cinq derniers textes de cet ouvrage animent l’axe 3 qui s’ouvre avec l’espérance d’une nouvelle Afrique qui doit d’abord se penser avec Adjo Apolline NIANGORAN par la mise en place d’une bonne « gouvernance (…) dans la société africaine » p. 335 encore dominée par « la corruption, l’injustice et l’insécurité » p. 335. Une seconde piste vivante pour l’Afrique est de prendre en compte la modification génétique. Pour Akoua TANO-KAMELAN, les progrès de la recherche sur les gènes pourraient être un frein à la liberté, mais les hommes en général et les Africains en particulier peuvent se donner les moyens pour réorienter ces recherches. En effet, la liberté est toujours à la portée de tous et ne peut pas être bloquée par les études sur les gènes. L’affirmation de la liberté va de pair avec les recherches sur les gènes et « même si les gênes jouent un rôle important dans le devenir de l’être humain, il n’en demeure pas moins qu’il reste une personne unique en son genre. Il existe donc une marge de liberté dans les actions qu’il réalise et surtout sa volonté lui appartient entièrement » p. 349. On pourra alors motiver la liberté par l’ouverture à la formation des Africains. Aux dires de Serge Armand BOUAFFOU, cela passe par « l’Intelligence Artificielle [qui] est un atout favorable pour la formation et l’emploi de la femme et de la jeunesse africaines. Il faut ainsi une prise en considération de ce domaine informatique dans nos actions politiques, éducatives, sociales et professionnelles » p. 357. Kpa Yao Raoul KOUASSI poursuit dans cet élan et ajoute qu’on peut toujours aller plus loin avec l’Intelligence Artificielle en Afrique en redonnant la place aux chercheurs dans le développement de l’Afrique, surtout que ceux-ci semblaient avoir perdu le chemin. « Il s’agit alors de motiver la recherche scientifique en Afrique face aux enjeux de l’Intelligence Artificielle en montrant que celle-ci sera plus performante si elle réussit à saisir l’opportunité de l’Intelligence Artificielle et à en faire un usage performatif » p. 379. On devrait finalement se réjouir et avancer que des lendemains meilleurs attendent l’Afrique, mais rien n’est encore totalement acquis. Selon Gaston Gabriel TATA, « parfois, l’acteur concerné, douloureusement, se surprend ne plus faire l’expérience d’un vivre-ensemble dynamique. Au contraire il se sent méprisé, haï, marginalisé, et parfois symboliquement mort. Dès lors, la problématique de la solidarité, totalement retournée, devient une clé de lecture, ou plus juste, un chemin heuristique pour comprendre la société sous l’angle de ses profondes transformations » p. 411. Si tout semble aller en Afrique en se cassant, ne conviendrait-il pas de reconstruire ce tout en Afrique dans les relectures des idées énoncées ici dans ces dix-huit textes comme de nouvelles écritures en vue de fonder l’unité de l’Afrique sur les cultures, la mémoire et la proactivité ?

    Excellentes lectures à tous.

    Kpa Yao Raoul KOUASSI

    Premier axe : Cultures

    1.   LE « VIVRE-ENSEMBLE » AFRIQUE DANS    LA PAIX ET LA FORMATION À L’HUMANITÉ

    Sessou Coovi Cyriaque AHODEKON

    Université d’Abomey-Calavi (Bénin)

    drahodecyrcefad@yahoo.fr

    Résumé

    Les êtres humains sont condamnés à vivre ensemble ; la société étant régie par des rapports sociaux. C’est pourquoi la vie en société a toujours préoccupé l’esprit humain et nombre de penseurs en font un objet de réflexion. Les différentes réflexions qui sont menées portent sur les difficultés à garantir l’harmonie sociale dans le monde en général et en Afrique en particulier où la sécurité et la paix sont menacées. Ce qui pose le problème d’un véritable vivre-ensemble à cause de la crise du lien social, du contrat social qui compromet la cohabitation harmonieuse entre individus ou entre communautés et donc la cohésion sociale. Alors, pour une paix durable, il importe de cultiver le vivre-ensemble et pour cela, l’éducation, la culture et les religions ont leur rôle à jouer. Le vivre-ensemble suppose un développement et une compréhension de soi et des autres (en anglais) qui conduisent à l’interdépendance et à des réponses pacifiques, conjointes et intelligentes aux défis du monde. L’éducation est un puissant facteur de changement. Plusieurs approches éducatives visent explicitement la cohésion et la justice sociale : l’éducation à la citoyenneté, l’éducation multiculturelle, l’éducation antiraciste, l’éducation à la paix. La culture elle, permet d’ancrer l’identité et de lier les gens à leur communauté. Quant à la religion, elle peut contribuer à la formation de l’humain aux plans collectif et psychoaffectif en favorisant la cohésion sociale, le partage des valeurs étant un ciment collectif. Il est donc nécessaire et urgent de cultiver les valeurs du vivre-ensemble pour une paix durable.

     

    Mots clés : Culture, Éducation, Humanité, Paix, Vivre-ensemble.

    Abstract:

    Human beings are condemned to live together; society being governed by social relations. This is why life in society has always preoccupied the human mind and many thinkers make it an object of reflection. The various reflections carried out relate to the difficulties of guaranteeing social harmony in the world in general and in Africa in particular where security and peace are threatened. Which poses the problem of true living together because of the crisis of the social bond, of the social contract which compromises harmonious cohabitation between individuals or between communities and therefore social cohesion. So, for lasting peace, it is important to cultivate living together and for this, education, culture and religions have their role to play. Living together presupposes development and understanding of oneself and others (in English) which lead to interdependence and peaceful, joint and intelligent responses to the world’s challenges. Education is a powerful force for change. Several educational approaches explicitly aim for cohesion and social justice: citizenship education, multicultural education, anti-racist education, peace education. Culture helps anchor identity and connect people to their community. As for religion, it can contribute to the formation of humans on a collective and psycho-affective level by promoting social cohesion, the sharing of values being a collective glue. It is therefore necessary and urgent to cultivate the values of living together for lasting peace.

    Keywords : Culture, Education, Humanity, Peace, Living together.

    2.                                                                                                   CULTURE ET CULTURES AFRICAINES :   VERS UN UNIVERSALISME INCONSÉQUENT ?

    Jules Dénagnon KÉDÉ

    Institut Supérieur de Philosophie / Université Catholique de Louvain (Belgique)

    julesdenagnon@gmail.com / j.kede@uclouvain.be

     

    Résumé

    Les chocs des civilisations est-il une fatalité ? Les êtres épris de paix répondent par la négative. De ce point de vue, le rapport entre l’Occident et l’Afrique peut se laisser réexaminer avec une attention particulière pour le rôle qui y jouent le philosophe et l’anthropologue, chacun dans son domaine de compétence. Lorsqu’il n’est pas instrumentalisé par la soif de dominer, l’universel s’avère paradoxal.

     

    Mots-clés : Afrique, Anthropologue, Choc des civilisations, Culture, Cultures, Décolonial, Occident, Postcolonial.

    Abstract

    Are clashes of civilizations inevitable? Peace-loving beings answer in the negative. From this point of view, the relationship between the West and Africa can be re-examined with particular attention to the role played by the philosopher and the anthropologist, each in their field of expertise. When it is not exploited by the thirst to dominate, the universal turns out to be paradoxical.

    Keywords : Africa, Anthropologist, Clash of civilizations, Culture, Cultures, Decolonial, West, Postcolonial.

    3.                                                                                        POUR OU CONTRE LES TRANSFORMATIONS CORPORELLES HUMAINES

    Willy BONGO-PASI MOKE SANGOL

    Université de Kinshasa (République Démocratique Congo)

    bongopasi@yahoo.fr

     

    Résumé

    La transformation corporelle, les marques corporelles ou la modification du corps est un phénomène culturel universel qui connaît aujourd’hui un grand engouement. Elle peut être naturelle ou artificielle, contrôlée ou volontaire, localisée ou étendue, éphémère ou permanente, réversible ou irréversible, inoffensives ou mutilante, à caractère social, culturel, initiatique esthétique ou thérapeutique. Pour ou contre la transformation corporelle ? A-t-elle une dimension axiologique ou réifiante pour l’homme ? Nous estimons que l’homme est un être paradoxal, composé du corps et de l’esprit, pareillement corps et pareillement esprit, toujours esprit et toujours corps, tout entier esprit et tout entier corps. Toute transformation du corps doit rendre l’homme de plus en plus humain et digne. Entre moi et mon corps, il n’y a pas de distance. Mon corps ne s’assimile pas à un avoir, à une propriété. Toute transformation de ce corps pour des raisons de nature culturelle, esthétique ou thérapeutique doit toujours être axiologique dans une dialectique « corps-sujet » et non pas « corps-objet ».

    Mots-clés : Axiologique, Corps, Corps-Objet, Corps-Sujet, Culture, Esprit, Esprit Incarné, Esthétique, Initiation, Marque Corporelle, Modification, Thérapeutique, Transformation.

     

    Abstract

    Body transformation, body markings or body modification is a universal cultural phenomenon which is experiencing great popularity today. It can be natural or artificial, controlled or voluntary, localized or extensive, ephemeral or permanent, reversible or irreversible, harmless or mutilating, of a social, cultural, aesthetic or therapeutic initiatory nature. For or against body transformation? Does it have an axiological or reifying dimension for man? We believe that man is a paradoxical being, composed of body and spirit, equally body and equally spirit, always spirit and always body, entirely spirit and entirely body. Any transformation of the body must make man more and more human and dignified. Between me and my body, there is no distance. My body is not like an asset, a property. Any transformation of this body for reasons of a cultural, aesthetic or therapeutic nature must always be axiological in a “body-subject” and not “body-object” dialectic.

    Keywords: Axiological, Body-Object, Body-Subject, Culture, Spirit, Embodied Spirit, Aesthetic, Initiation, Bodily Brand, Modification, Body, Therapeutic, Transformation.

    4.                                                                                      LES LOIS ANTHROPOLOGIQUES JOUSSIENNES ET LES ENJEUX PÉDAGOGIQUES DE LA LITTÉRATURE ORALE AFRICAINE

    (1) Willy BONGO-PASI MOKE SANGOL

    Université de Kinshasa (République Démocratique Congo)

    bongopasi@yahoo.fr

    (2) Marie-Claire MUKWASA GIPELA LEMBISA

    Université de Kinshasa (République Démocratique Congo)

    mukwasamarieclaire@yahoo.fr

    Résumé

    L’oralité est connue comme une modalité de civilisation africaine. Aujourd’hui cette oralité s’exprime diversement à travers les traditions orales et particulièrement les littératures orales. Elle a une fonction sociale et pédagogique. Les littératures orales africaines sont très riches et variées dans leur production, leur performance, leur pédagogie, leur création et leur variabilité à travers des aspects théoriques et méthodologiques. Elles obéissent à une véritable grammaire, à des principes et à des lois qu’il faut respecter. Elles obéissent aux lois de la pédagogie chosale, par ce qu’elles sont en prise directe avec le réel et le concret. Elles sont aussi une pédagogie globale, car tout le corps humain participe à son élaboration. Elles sont enfin une pédagogie différentielle, car chaque peuple et chaque individu ont des particularités propres. Notre propos se réalise en trois moments : (1) de l’anthropologie joussienne et de la littérature orale africaine ; (2) De la littérature orale africaine et des lois anthropologiques joussiennes ; et (3) De la littérature orale traditionnelle et des lois de la pédagogie joussienne.

    Mots-clés : Anthropologie du geste, Fonction sociale, Littérature orale africaine, Lois anthropologiques, Marcel Jousse, Oralité, Pédagogie.

     

    Abstract

    Orality is known as a modality of African civilization. Today this orality is expressed variously through oral traditions and particularly oral literature. It has a social and educational function. African oral literatures are very rich and varied in their production, their performance, their pedagogy, their creation and their variability through theoretical and methodological aspects. They obey a real grammar, principles and laws that must be respected. They obey the laws of formal pedagogy, because they are in direct contact with reality and concreteness. They are also a global pedagogy, because the entire human body participates in their development. Finally, they are a differential pedagogy, because each people and each individual have their own particularities. Our purpose is carried out in three moments: (1) Joussian anthropology and African oral literature; (2) African oral literature and Joussian anthropological laws; and (3) Traditional oral literature and the laws of Jousian pedagogy.

    Keywords: Anthropology of gesture, social Function, African oral literature, anthropological Laws, Marcel Jousse, Orality, Pedagogy.

    5.                                                                                       IMPACT DE LA GLOBALISATION  SUR L’AIRE CULTURELLE ADJA-TADO

    Houèyétongnon Aureste Clétus BOGNON

    Université d’Abomey-Calavi (Bénin)

    cleauregnon@yahoo.fr

    Résumé

    L’objectif de cet article est d’évaluer l’impact de la globalisation sur les valeurs sociales de l’aire culturelle Adja-Tado. La recherche est de nature mixte (quantitative et qualitative) et s’est déroulée dans sept (07) communes du Bénin à savoir : Cotonou, Porto-Novo, Abomey, Lokossa, Aplahoué, Allada et Adjrarra. Au total, les avis de quatre-cents (400) membres des communautés parcourues ont été pris en compte au cours de la collecte des données. Les résultats ont d’abord permis de constater que les cultures Adja-Tado ne sont pas emmurées quant à leur ouverture à d’autres cultures ; ensuite, d’évaluer les perceptions des communautés sur la dynamique sociale de la globalisation ; et enfin, que les dimensions sociales de l’aire culturelle Adja-Tado ont été impactées par le processus de globalisation.

    Mots clés : Adja-Tado, Culture, Globalisation, Numérique, Valeurs.

    Abstract

    The objective of this article is to evaluate the impact of globalization on the social values ​​of the Adja-Tado cultural area. The research is of a mixed nature (quantitative and qualitative) and took place in seven (07) communes of Benin, namely: Cotonou, Porto-Novo, Abomey, Lokossa, Aplahoué, Allada and Adjrarra. In total, the opinions of four hundred (400) members of the communities visited were taken into account during data collection. The results first showed that Adja-Tado cultures are not walled in regarding their openness to other cultures; then, to evaluate the perceptions of communities on the social dynamics of globalization; and finally, that the social dimensions of the Adja-Tado cultural area have been impacted by the globalization process.

    Keywords : Adja-Tado, Culture, Globalization, Digital, Values.

    6.     THÉOLOGIES AFRICAINES D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN ! DES DÉFIS D’ORIGINALITÉ POUR L’HOMME AFRICAIN

    Sibiri Félix KOALA

    Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité Universitaire à Abidjan (Côte d’Ivoire)

    koalasibiri@yahoo.fr

    Résumé

    Aux yeux de beaucoup d’Africains aujourd’hui, dans le nom Jésus-Christ, se jouent les enjeux de la mission ecclésiale et de la survie des cultures africaines. La vérité est que l’évangélisation en Afrique ne consacrait pas seulement l’insertion d’un message dans un espace géographique donné, mais la confrontation de deux imaginaires religieux opposés ; le nouveau venu sommant l’ancien de cesser d’exister pour se confirmer dans la dialectique du vrai. L’imaginaire religieux africain, traditionnellement géo-centré (ou mieux, anthropocentré), devait rejoindre la logique du vrai qui est celui de l’imaginaire religieux porté par la mission évangélisatrice (théo-centré et ourano-centré). Dans le contact douloureux où l’Afrique était sommée de renoncer à son identité sciemment ou inconsciemment, les théologies chrétiennes construites ont voulu s’émanciper de l’emprise des théologies occidentales dites piégées. Mais il nous semble qu’elles ne soient pas vraiment sorties du piège. Les théologies africaines restent tributaires des schèmes de l’imaginaire occidental, en n’osant pas se déconstruire de ses méthodologies pour essayer d’enraciner le message évangélique dans l’imaginaire traditionnel. La réflexion-ci se veut un appel ambitieux à la quête de nouvelles méthodologies partant de l’anthropologie religieuse africaine avec son imaginaire, pour une théologie qui prenne en compte cet imaginaire et les aspirations humaines qui s’y greffent.

    Mots clés : Anthropocentrisme, Géocentrisme, Imaginaire religieux, Ourano-centrisme, Théologie.

     

    Abstract

    In the eyes of many Africans today, in the name of Jesus Christ, the stakes of the ecclesial mission and the survival of African cultures are at stake. The truth is that evangelization in Africa did not only consecrate the insertion of a message in a given geographical space, but the confrontation of two opposing religious imaginaries; the newcomer summoning the old to cease to exist in order to confirm itself in the dialectic of truth. The African religious imaginary, traditionally geo-centered (or better, anthropo-centered), had to join the logic of truth which is that of the religious imaginary carried by the evangelizing mission (theo-centered and ourano-centered). In the painful contact where Africa was summoned to renounce its identity knowingly or unknowingly, the constructed Christian theologies wanted to emancipate themselves from the grip of so-called trapped Western theologies. But it seems to us that they are not really out of the trap. African theologies remain dependent on the patterns of the Western imagination, not daring to deconstruct themselves from its methodologies to try to root the Gospel message in the traditional imagination. This reflection is intended as an ambitious call to the quest for new methodologies starting from African religious anthropology with its imaginary, for a theology that takes into account this imaginary and the human aspirations that are grafted to it.

    Keywords : Anthropocentrism, geocentrism, religious imaginary, ourano-centrism, theology.

    7.                                                                                       LA CULTURE AFRICAINE ET LES RÉSEAUX SOCIAUX : POUR UNE PHILOSOPHIE               DE LA CULTURE

    Minimalo Alice SOME/SOMDA

    Institut des Sciences des Sociétés (INSS) du CNRST (Burkina Faso)

    alicesomda14@gmail.com

    Résumé

    En Afrique, la culture en tant que facture communautaire est le socle du vivre-ensemble. Mais l’avènement de la mondialisation culturelle, avec le développement de la technologie numérique, a impacté les différentes cultures du monde surtout celle africaine. Même si toute culture est dynamique, la culture africaine, comme l’ensemble des modes de vie, de pensée et d’agir des Africains, est, avec les mutations sociales, sous l’influence des réseaux sociaux. Ces nouveaux instruments d’expression développés, à travers le numérique, remplacent les canaux traditionnels de communication en Afrique et semblent mettre à rude épreuve les valeurs socio-culturelles. L’anonymat et le pseudonymat, la perte des valeurs et la dépravation des mœurs, provoquent des malaises et inquiétudes dont les réseaux sociaux semblent être les étendards. Ainsi, les réseaux sociaux, comme espaces où les citoyens peuvent s’exprimer, contester, construire, déconstruire, semblent fragiliser la culture africaine en matière de communication. Dès lors, la pérennisation de cette culture déclinant l’identité de l’Africain dans un monde globalisé, sous l’influence de la technologie, devient un impératif. C’est pourquoi, cette contribution, à vocation philosophique, voudrait plaider pour la sauvegarde et la promotion des valeurs culturelles africaines authentiques et dynamiques. Une philosophie de la culture permettra de repenser la culture africaine en intégrant une éthique des réseaux sociaux.

    Mots-clés : Afrique, Culture, Philosophie, Réseaux Sociaux, Valeurs.

    Abstract

    In Africa, culture is the foundation of community life. But the advent of cultural globalization, with the development of digital technology, has had an impact on the world’s different cultures, especially the African one. While every culture is dynamic, African culture, like all African ways of living, thinking and acting, is under the influence of social networks. These new digital instruments of expression are replacing traditional channels of communication in Africa, and seem to be putting socio-cultural values to the test. Anonymity and pseudonymity, the loss of values and the depravation of morals, are causing unease and concern, of which social networks seem to be the flagship. Social networks, as spaces where citizens can express themselves, challenge, construct and deconstruct, seem to be undermining African culture in terms of communication. Consequently, it is imperative to perpetuate this culture, which defines the identity of the African in a globalized world under the influence of technology. For this reason, this philosophical contribution argues for the preservation and promotion of authentic, dynamic African cultural values. A philosophy of culture will enable us to rethink African culture by integrating a social network ethic.

    Keywords : Africa, Culture, Philosophy, Social Networks, Values.

    8.                                                                                      PHÉNOMÈNE MIGRATOIRE ACTUEL : CLE HERMENEUTIQUE DE LA CITOYENNETÉ EN AFRIQUE ET EN EUROPE À PARTIR DU NATIONALISME

    Jean-Paul NIYIGENA

    Université catholique du Rwanda (Rwanda)/ Université catholique de Louvain (Belgique)

    jeanpaulniyigena@gmail.com / jean.niyigena@uclouvain.be

    Résumé

    Cet article montre que le phénomène migratoire de jeunes africains cherchant à rejoindre l’Europe occidentale, au risque de se noyer dans la Méditerranée, invite à questionner la citoyenneté aussi bien dans les pays africains que dans les pays de l’Europe occidentale. Pour ce faire, il mobilise le nationalisme, l’un des courants de la philosophie politique contemporaine. D’une part, il fait état des faiblesses d’un nationalisme ethnique qui marque les pays africains et qui est à la base des problèmes politico-économiques. Les jeunes africains cherchant à vers l’Europe occidentale. D’autre part, il montre que le phénomène migratoire a pour conséquence le développement de l’extrême-droite trouvant ses racines dans le retour du nationalisme ethnique en Europe. L’article propose un nationalisme démocratique visant à constituer l’unité des citoyens à partir des objectifs de développement et de droits. Pour terminer, il situe l’Afrique à l’échelle du monde en montrant qu’elle reste le lieu de la non-reconnaissance des droits des individus et que les autres parties du monde ne cessent de la courtiser pour la dominer et l’exploiter.

    Mots-clés : Afrique, Citoyenneté, Démocratie, Développement, Égalité, Ethnisme, Europe, Génocide, Liberté, Migration, Nationalisme, Reconnaissance politique.

     

    Abstract

    This article deals with the phenomenon of young Africans migration in search of a better life in Western Europe, risking drowning in the Mediterranean. This issue raises questions about citizenship both in African countries and in Western European countries. To do so, it draws on nationalism, one of the domains of the contemporary political philosophy. On the one hand, it highlights the weaknesses of ethnic nationalism, which characterizes many African countries and has a great impact on their political and economic problems, which are the origin of the young Africans migration in Western Europe. On the other hand, it demonstrates that this migratory phenomenon contributes to the rise of nationalistic political movements in Europe, rooted in the resurgence of ethnic nationalism. The article advocates for a democratic nationalism that aims to unify citizens around development goals and political rights. Finally, it situates Africa on the global stage, showing that this continent remains a place where individual political rights are often unrecognized, while other parts of the world continue to court it in order to dominate and exploit it.

    Keywords : Africa, Citizenship, Democracy, Development, Equality, Ethnisme, Europe, Liberty, Genocide, Migration, Nationalism, political Recognition.

    9.                                                                                         LA MARMITE DE MA MÈRE. ENJEUX                     D’UNE RECONSTRUCTION IDENTITAIRE         EN AFRIQUE

    Gaston OGUI COSSI

    Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité Universitaire à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso)

    gasog2012@gmail.com

    Résumé

    S’il est vrai que tout peuple préfère sa culture à celle d’autres peuples, le constat est qu’il ne semble pas toujours ainsi pour le peuple africain. Ce qui le fascine au premier chef, croit-on, c’est la culture de l’autre idéalisée au superlatif alors que la sienne propre serait rangée au second plan. Une telle attitude ferait de l’Africain un extraverti quêtant sa réalisation chez l’autre. Et pourtant, la question ne semble pas aussi simple que les réponses qu’on prétend en donner. L’apparente préférence de l’Africain pour d’autres cultures n’aurait-elle pas des racines plus profondes que ce qui émerge à la conscience collective ? Afin qu’au festin de l’humanité, la marmite de la « Mère-Afrique » soit appréciée à sa juste valeur, l’élite africaine devraient s’engager auprès du peuple à favoriser des conditions qui permettent à tous d’être à l’aise avec les « mets » de leur propre terroir. La tâche prioritaire qui incombe à l’intelligentsia africaine est de discerner les vrais mobiles d’une apparente extraversion en vue d’une reconstruction identitaire qui respecte les vraies valeurs africaines. La réflexion sur la métaphore de « la marmite de ma mère » ou de la « Mère-Afrique » se veut une modeste contribution à la réalisation de ce projet.

    Mots-clés : Afrique, Culture, Éducation, Identité, Immigration, Mère, Reconstruction, Stéréotype.

    Abstract

    While it’s true that every society prefers its own culture to that of others, this doesn’t always seem to be the case for the African people. What fascinates them most, it is believed, is the culture of others, idealized in the superlative, while their own is relegated to the background. Such an attitude would make the African an extrovert seeking fulfillment in others. And yet, the question doesn’t seem as simple as the answers we’re given. Could not it be that the African’s apparent preference for other cultures has deeper roots than what is apparent to the collective consciousness? To ensure that “Mother Africa’s” cooking pot is fully appreciated at the feast of humanity, Africa’s elite should make a commitment to the people to foster conditions that enable everyone to feel at ease with the “delicacies” of their own terroir. The priority task facing the African intelligentsia is to discern the true motives behind apparent extraversion, with a view to rebuilding identity in a way that respects true African values. Reflecting on the metaphor of “my mother’s cooking pot” or “Mother Africa” is intended as a modest contribution to the realization of this project.

    Keywords : Africa, Culture, Education, Identity, Immigration, Mother, Reconstruction, Stereotype.

    Deuxième axe : Mémoire

    10.     LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE :    LA TROISIÈME DISPARITION À L’HORIZON ?

    Domèbèimwin Vivien SOMDA

    Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité Universitaire à Abidjan (Côte d’Ivoire)

    somda.vivien@gmail.com

    Résumé

    Cette contribution exprime une inquiétude au sujet de l’avenir du Christianisme en Afrique. Malgré les succès dans l’évangélisation de ce continent, il y a de nombreuses raisons internes à l’Église ou liées au contexte sociopolitique et culturel, qui poussent à l’inquiétude. En appliquant la théorie du « catastrophisme éclairé » de Jean-Pierre Dupuy et en se référant essentiellement au Burkina Faso, cette réflexion qui cherche principalement à réveiller les chrétiens africains et à empêcher une nouvelle disparition du Christianisme sur leur continent, part de l’idée que cette disparition est bien possible, d’où cette question empruntée à l’Évangile : « Quand le Fils de l’Homme reviendra, trouvera-t-il la foi » en Afrique ? La réponse prend la forme d’une réflexion analytique et prospective, basée sur une recherche documentaire.  Pour ce qui est des confessions chrétiennes, la réflexion se réfère principalement au Catholicisme. Concernant la vie des Églises locales, elle s’appuie sur celle du Burkina Faso. Si les chrétiens prennent effectivement conscience de la possible et prochaine disparition de leur religion en Afrique, ils ne peuvent que se réveiller en trouvant des stratégies qui fassent progresser l’évangélisation aujourd’hui et enracinent davantage l’Évangile sur le continent africain. C’est un combat qui passe par l’inculturation, l’interculturalité, le dialogue et l’engagement dans le développement humain intégral.

    Mots clés : Catastrophisme éclairé, Christianisme Africain, Inculturation, Interculturalité, Syncrétisme.

     

    Abstract

    This paper is concerned about the future of Christianity in Africa. Despite the great success of evangelisation on this continent, there are many reasons within the Church and linked to the socio-political and cultural context that give cause for concern. Applying Jean-Pierre Dupuy’s theory of “enlightened catastrophism” and referring essentially to Burkina Faso, this Paper, which aims primarily to awaken African Christians and thus prevent a new disappearance of Christianity on their continent, is based on the idea that such a disappearance is very possible. Hence this question borrowed from the Gospel: ‘When the Son of Man returns, will he find faith’ in Africa? The answer takes the form of an analytical and forwardlooking reflection, based on documentary research. As far as Christian denominations are concerned, the focus is mainly on Catholicism. The life of the local Churches in Burkina Faso also serves as a reference. If Christians become aware of the possible and imminent disappearance of their religion in Africa, they will pay particular attention to evangelisation on their continent today. They will find strategies that encourage the Gospel to take root on the African continent. But this requires inculturation, interculturality, dialogue and a commitment to integral human development.

    Key words: Enlightened Catastrophism, African Christianism, Inculturation, Interculturality, Syncretism.

    11.                                                                                    PHILOSOPHIE ET POLITIQUE : DE LA NÉCESSITÉ D’UNE CIRCULARITÉ POUR UN RÉAMÉNAGEMENT DE L’ÉTAT POSTCOLONIAL EN AFRIQUE

    Boni Eriola Richard ATCHADÉ

    Grand séminaire Philosophât Saint Paul de Djimè (Bénin)

    eriolaboni@gmail.com

     

    Résumé

    La postcolonie, c’est le résultat d’une histoire de l’échec des Africains à être maîtres de leur propre histoire et de leur destin. Une des plus grandes illustrations en est la situation actuelle de l’État africain postcolonial en tant qu’il est le plus grand représentant du système colonial. Cet article a pour objectif de montrer la responsabilité de la pensée philosophique en Afrique de cet état de chose. Car elle s’est consacrée pendant longtemps à défendre l’autonomie culturelle et les valeurs africaines, tout en laissant libre cours à ce qui détruit ces valeurs : l’État postcolonial. La question de la légitimité du pouvoir étant primordiale pour toute philosophie politique, nous montrerons dans un premier abord que la situation politique actuelle en Afrique subsaharienne marquée par une succession de coups d’État est une conséquence du déficit de légitimité de l’État postcolonial. Après avoir montré dans un second temps que, malgré quelques contributions, la contribution de la pensée philosophique dans la construction de l’État africain reste déficitaire, nous verrons enfin que, si elle veut être crédible, la philosophie en Afrique ne peut échapper au travail conceptuel de déconstruction qui la conduira à formuler sans compromis un projet philosophique politique adapté aux réalités africaines.

    Mots clés : Démocratie africaine, État postcolonial, Légitimité Politique, Liberté, Pouvoir politique.

     

    Abstract

    Postcolony is the result of a history of Africans’ failure to be masters of their own history and destiny. One of the greatest illustrations of this is the current situation of the post-colonial African state, insofar as it is the greatest representative of the colonial system. The aim of this article is to show the responsibility of philosophical thought in Africa for this state of affairs. For it has long devoted itself to defending cultural autonomy and African values, while giving free rein to that which destroys these values: the postcolonial state. Since the question of the legitimacy of power is central to any political philosophy, we begin by showing that the current political situation in sub-Saharan Africa, marked by a succession of military coups, is a consequence of the lack of legitimacy of the post-colonial state. After showing that, despite a number of contributions, the contribution of philosophical thought to the construction of the African state remains deficient, we will finally see that, if it wishes to be credible, philosophy in Africa cannot avoid the conceptual work of deconstruction which will lead it to formulate, without compromise, a political philosophical project adapted to African realities.

    Key words: African democracy, Postcolonial State, Political Legitimacy, Freedom, political Power

    12.                                                                                     DIEU, L’AFRIQUE ET LE MAL

    Mafa Georges ASSEU

    Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (Côte d’Ivoire)

    amageo12@yahoo.fr

    Résumé

    La pensabilité de Dieu induit de manière principielle, une réflexion qui s’articule selon une logique du Bien. Cette pensée sur Dieu, pose par-delà l’humanisme, les fondements d’un attachement à la prévenance et au caractère débonnaire du Divin. Du coup, toute personne, d’où qu’elle vienne, où qu’elle se trouve, est susceptible de manifester naturellement un besoin de protection, d’assistance vis-à-vis d’un Dieu, maître du temps, de l’espace et de l’histoire. L’Afrique se présente à la vérité, comme le continent où le regain de la croyance en Dieu se laisse percevoir de manière ostensible. Tout part de l’idée que face au mal et aux difficultés de la vie, l’homme ne pourrait trouver sa consolation, sa réalisation et son assurance qu’en se réfugiant en Dieu. Mais le constat est que le continent et ses habitants sont le plus en mal d’existence. La vie en Afrique est pensée sous le signe de la déficience, de la précarité, de l’anomie, de la guerre, de l’instabilité institutionnelle, de la malnutrition, etc. Si l’Afrique se présente aux yeux des autres espaces géographiques comme une figure de l’Ailleurs, c’est justement parce que l’apocalypse est vécue sous l’ordre de plusieurs catégories. Pourquoi malgré un regard tout tourné vers l’horizon de la transcendance, l’Afrique apparaît-elle comme un lieu si pauvre d’existence ? Dieu aurait-il abandonné l’Afrique ? La persistance du mal serait-elle l’expression d’une situation géographique inconfortable ou le fait d’un refus d’assumation d’un rôle historique par les Africains eux-mêmes ?

    Mots clés : Afrique, Dieu, Devenir, Histoire, Mal, Résilience.

    Abstract

    The thoughtfulness of God leads mainly to a reflection that is articulated according to the logic of the Good. This thought on God sets beyond humanism, the foundations of an attachment to the thoughtfulness and the debonair character of the Divine. As a result, any person, wherever he or she comes from, is likely to naturally manifest a need for protection, for assistance from a God, master of time, space, and history. Africa presents itself as the continent where the revival of belief in God can be perceived in an ostensible way. Everything starts from the idea that in face of evil and the difficulties of life, man could only find consolation, fulfilment, and assurance by taking refuge in God. But the observation is that the continent and its inhabitants are most in need of existence. Life in Africa is thought to be under the sign of deficiency, precariousness, anomie, war, institutional instability, malnutrition, etc. The reason why Africa appears to the eyes of other geographical spaces as a figure of the Elsewhere is precise because the apocalypse is lived under the order of several categories. Why is it that Africa, in spite of a gaze turned towards the horizon of transcendence, appears as a place so poor in existence? Would God have abandoned Africa? Would the persistence of evil be the expression of an uncomfortable geographical situation or the fact of a refusal to assume a historical role by the Africans themselves?

    Keywords: Africa, God, becoming, History, Evil, Resilience

    13.                                                                                         L’INCARNATION COMME DEMEURE  DE LA QUÊTE IDENTITAIRE AU CŒUR DES MUTATIONS SOCIALES

    Kibsi Sylvain YAMÉOGO

    Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité Universitaire à Abidjan (Côte d’Ivoire)

    yameogosylavaink@gmail.com

    Résumé

    Les réflexions sur la question de l’identité semblent tellement avoir été débattues et revendiquées qu’on a l’impression qu’elle n’a plus de sens ou même qu’elle doit être abandonnée surtout dans nos sociétés en pleine mutation. Mais n’est-il pas important de ré-fléchir en termes de philosopher sur le même comme cheminement et médiation bienfaisante ? Elle ne doit pas être tue. Toute lutte identitaire est toujours sur la trace et la trajectoire de l’histoire de l’homme qui ne peut être appréhendée sans l’incarnation, puisque la question « qui suis-je ? » s’y rapporte authentiquement.

    À travers ce thème, nous voudrons faire venir au jour ceci que l’ouverture à l’autre dans le mouvement historique, ne signifie pas perte de son identité, mais assomption de l’autre pour que se précise davantage le « qui-suis-je ? ». Cependant, la thèse s’articulera autour de ceci que par la médiation de l’incarnation, l’identité doit être non seulement reconnue, mais pas simplement en termes de revendication ostentatoire, mais par le travail et la mise en éveil des valeurs africaines, anthropologico-sociales dans la responsabilité et le témoignage de l’être-vie.  L’incarnation nous indique et nous insère dans la vie et l’histoire et nous propulsant dans la pensée et le travail dont elle est la source.

    Mots clés : Être, Histoire, Identité, Incarnation, Travail.

     

    Abstract

    Reflections on the question of identity seem to have been debated and claimed so much that we have the impression that it no longer has any meaning or even that it must be abandoned, especially in our rapidly changing societies. But is it not important to reflect in terms of philosophizing about the same as a path and beneficial mediation? Reflecting here takes on the meaning of bending over the question again. Because this question, as it involves us and integrates us, is never overcome. This is why it must not be silenced. Any identity struggle is always on the trace and trajectory of human history which cannot be understood without incarnation, since the question “who am I?” authentically relates to it.

    Through this theme, we would like to bring to light the fact that openness to the other in the historical movement does not mean loss of one’s identity, but assumption of the other so that the “who am I ?” becomes more precise. However, the thesis will revolve around the fact that through the mediation of incarnation, identity must not only be recognized, but not simply in terms of ostentatious claim, but through work and the awakening of African values, anthropological-social in the responsibility and testimony of being-life. Incarnation points us to and inserts us into life and history and propels us into thought and work.

    Keywords : Being, History, Identity, Incarnation, Work.

    Troisième axe : Proactivité

    14.                                                                                     HABERMAS : LA GOUVERNANCE ET LE NÉCESSAIRE RÔLE DE L’ÉTAT EN AFRIQUE

    Adjo Apolline NIANGORAN

    Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (Côte d’Ivoire)

    niangoranapolline@yahoo.com

    Résumé

    L’objectif de cet article est de mettre en lumière la gouvernance faite dans la société africaine parsemée souvent par la corruption, l’injustice et l’insécurité. Face à cette situation déplorable, il faudrait un nécessaire rôle de l’État pour une bonne gouvernance. Pour expliquer cette idée, nous convoquons Jürgen Habermas, dans le dessein de montrer un mode de régulation où l’État a un rôle à jouer dans la gestion de la société africaine.

    Mots clés : Corruption, Démocratie délibérative, Gouvernance, État.

     

    Abstract:

    The objective of this article is to shed light on governance in african society, often marred by corruption, injustice, and insecurity. In the face of this deplorable situation, there is a need for a crucial role of the state in ensuring good governance. To expound on this idea, we invoke Jürgen Habermas, aiming to illustrate a mode of regulation where the state plays a role in the management of African society.

    Keywords: Corruption, Deliberative Democracy, Governance, State.

    15.                                                                                         LA DÉTERMINATION GÉNÉTIQUE   DE L’INDIVIDU ET LA PART DE LIBERTÉ DANS SES ACTIONS

    Akoua TANO-KAMELAN

    Institut National de Santé Publique, Abidjan (Côte d’Ivoire)

    tanokamelan@yahoo.fr

    Résumé

    La génétique étudie les gènes et leur variation accidentelle appelée mutation. Ces gènes, dans l’organisme participent au devenir de l’être humain, sa morphologie, ses actions, ses prises de décisions. À la naissance, la détermination génétique est déjà un acquis. Certains gènes apportent un bien être, d’autres gènes sont sources de maladie et parfois de mal être. Différentes recherches visent à pouvoir trouver des méthodes qui pourraient modifier certains gènes afin de supprimer la maladie à la source. Le patrimoine génétique de naissance peut être modifié avec les nouvelles découvertes en santé. Cette manipulation des gènes n’est pas toujours acceptée par tous surtout en pensant à la clonisation de l’humanité. La conservation du patrimoine génétique au sein d’une famille ou d’une population est un bien à préserver surtout si le résultat de ce patrimoine permet à l’humanité de survivre. Cette détermination génétique étant modifiable par la recherche et les nouvelles technologies ne serait donc pas seule à contrôler les actions des individus. Même si les gênes jouent un rôle important dans le devenir de l’être humain, il n’en demeure pas moins qu’il reste une personne unique en son genre. Il existe donc une marge de liberté dans les actions qu’il réalise et surtout sa volonté lui appartient entièrement. Ce travail contribue à montrer qu’il existe une part de liberté malgré la présence des gênes qui ne peuvent pas tout contrôler.

    Mots clés : Action, Détermination, Génétique, Individu, Liberté.

     

    Abstract:

    Genetics studies genes and their accidental variation called mutation. These genes, in the organism, participate in the future of the human being, his morphology, his actions, his decision-making. At birth, genetic determination is already acquired. Some genes bring well-being, other genes are sources of disease and sometimes unhappiness. Different research aims to be able to find methods that could modify certain genes in order to suppress the disease at the source. The genetic heritage of birth can be modified with new discoveries in health. This manipulation of genes is not always accepted by everyone, especially when thinking of the cloning of humanity. The conservation of the genetic heritage within a family or a population is an asset to be preserved, especially if the result of this heritage allows humanity to survive. This genetic determination being modifiable by research and new technologies would not therefore be the only one to control the actions of individuals. Even if genes play an important role in the future of a human being, he remains a unique person of his kind. There is therefore a margin of freedom in the actions he carries out and above all his will belongs entirely to him. This work contributes to showing that there is a degree of freedom despite the presence of genes which cannot control everything.

    Key words: Action, Determination, Genetics, Individual, Freedom.

    16.                                                                                      L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE COMME UNE OPPORTUNITÉ DE FORMATION ET D’EMPLOI : POUR UNE EXHORTATION DE LA FEMME ET DE LA JEUNESSE AFRICAINES

    Serge Armand BOUAFFOU

    Université Alassane OUATTARA (Côte d’Ivoire)

    sergebouaffou@gmail.com

    Résumé

    L’Intelligence Artificielle est un atout favorable pour la formation et l’emploi de la femme et de la jeunesse africaines. Il faut ainsi une prise en considération de ce domaine informatique dans nos actions politiques, éducatives, sociales et professionnelles. Cela en vue de faire face au problème du chômage dans notre monde compétitif où le numérique et le digital occupent une place de premiers choix. À partir de la démarche analytico-critique et prospective, la réflexion tente de comprendre d’une part le contexte d’émergence et la définition de l’Intelligence Artificielle. D’autre part, elle met en relief les opportunités de formation et d’emploi de l’Intelligence Artificielle, pour une exhortation de la femme et de la jeunesse africaine.

    Mots clés : Emploi, Exhortation, Formation, Intelligence Artificielle.

     

    Abstract

    Artificial Intelligence is a favorable asset for the training and employment of African women and youth. We must therefore take this IT field into consideration in our political, educational, social and professional actions. This is to address the problem of unemployment in our competitive world where digital technology plays a key role. From the analytical-critical and prospective approach, the reflection attempts to understand on the one hand the context of emergence and the definition of Artificial Intelligence, for an exhortation of African women and youth.

    Keywords : Employment, Exhortation, Training Artificial, Intelligence.

    17.      LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE  EN AFRIQUE FACE AUX ENJEUX   DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

    Kpa Yao Raoul KOUASSI

    Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY (Côte d’Ivoire)

    rulerfr@yahoo.fr

    Résumé

    La recherche scientifique prend de plus en plus une nouvelle avancée avec l’implication des gouvernants, des structures de recherche en Afrique et des organes de recherche à grande envergure comme le CAMES. Ces avancées qui sont aujourd’hui une fierté pour l’Afrique sont loin de répondre aux attentes du développement de la recherche scientifique vu les implications et les défis nouveaux que l’Intelligence Artificielle apporte dans la recherche et sa maîtrise. Ainsi, si les chercheurs africains ne s’y impliquent pas à fond pour renverser la tendance, on passera d’une Afrique marginalisée par les occidentaux de par son histoire, sa culture et sa vision du monde à une Afrique dominée par les développements technoscientifiques dont la force tient grâce à l’Intelligence Artificielle. La recherche scientifique ne peut pas se contenter des approches qui rassemblent les chercheurs et les évaluent sans prendre en compte l’Intelligence Artificielle qui devient un outil indispensable pour penser la recherche scientifique dans l’histoire de l’humanité. Il s’agit alors de motiver la recherche scientifique en Afrique face aux enjeux de l’Intelligence Artificielle en montrant que celle-ci sera plus performante si elle réussit à saisir l’opportunité de l’Intelligence Artificielle et à en faire un usage performatif.

    Mots-clés : Afrique, Enjeux, Intelligence Artificielle, Recherche scientifique.

     

    Abstract:

    Scientific research is increasingly taking new steps forward with the involvement of governments, research structures in Africa and large-scale research bodies such as CAMES. These advances, which are today a source of pride for Africa, are far from meeting the expectations for the development of scientific research given the implications and new challenges that Artificial Intelligence brings to research and its mastery. Thus, if African researchers do not get fully involved in reversing the trend, we will move from an Africa marginalized by the West because of its history, its culture and its vision of the world to an Africa dominated by technoscientific developments including the force holds thanks to Artificial Intelligence. Scientific research cannot be satisfied with approaches that bring together researchers and evaluate them without taking into account Artificial Intelligence, which is becoming an essential tool for thinking about scientific research in the history of humanity. It is then a question of motivating scientific research in Africa in the face of the challenges of Artificial Intelligence by showing that it will be more efficient if it succeeds in seizing the opportunity of Artificial Intelligence and making performative use of it.

    Keywords: Africa, Issues, Artificial Intelligence, Scientific Research.

    18.         SOLIDARITÉ MALHEUREUSE OU REFUS DE L’AUTRE : QUESTION DE LA DYNAMIQUE SOCIALE EN AFRIQUE

    Gaston Gabriel TATA

    Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité Universitaire à Abidjan (Côte d’Ivoire)

    tagabus9@gmail.com

    Résumé

    Les Africains sont souvent admiratifs de la réactivité dont les acteurs sociaux (parent, ami, allié, collègue de travail, etc.) font preuve dès qu’un événement douloureux se produit : perte d’un parent, faillite d’une activité, échec à un examen, maladie qui atteint, etc. Le constat récurrent et concordant est que, sans tarder, des personnes, proches ou lointaines, se mobilisent aux côtés de l’infortuné, par leur présence physique ou symbolique, avec l’aide matérielle, spirituelle ou morale. Quelle belle solidarité !

    Curieusement, depuis en plus, un autre constat, paradoxalement et malheureusement, se fait : quand les évènements heureux se produisent les mêmes personnes ont tendance à se faire distantes. Parfois, l’acteur concerné, douloureusement, se surprend ne plus faire l’expérience d’un vivre-ensemble dynamique. Au contraire il se sent méprisé, haï, marginalisé, et parfois symboliquement mort.

    Dès lors, la problématique de la solidarité, totalement retournée, devient une clé de lecture, ou plus juste, un chemin heuristique pour comprendre la société sous l’angle de ses profondes transformations. Pourquoi en est-il ainsi ? Tout accès cognitif à ce phénomène sociétal découle inévitablement d’une interprétation dans la double perspective de l’interaction et de co-construction. L’analyse prend le biais du champ socio-anthropologique dans ses orientations épistémologiques, ses modes de représentation, son contenu et les supports de ses structures.

    Mots-clés : Acteur, Afrique, Dynamique, Société, Solidarité.

     

    Abstract

    Africans often admire the responsiveness shown by social actors (relative, friend, ally, work colleague, etc.) when a painful event occurs: loss of a parent, bankruptcy of an activity, failure to an examination, illness that affects, etc. The recurring and concordant observation is that, without delay, people, near or far, mobilize alongside the unfortunate, by their physical or symbolic presence, with material, spiritual or moral help. What great solidarity!

    Curiously, since then, another observation, paradoxically and unfortunately, has been made: when happy events occur, the same people tend to be distant. Sometimes, the actor concerned, painfully, surprises himself no longer experiencing a dynamic living together. On the contrary, he feels despised, hated, marginalized, and sometimes symbolically dead.

    From then on, the problem of solidarity, completely reversed, becomes a key to reading, or more accurately, a heuristic path to understanding society from the angle of its profound transformations. Why is this so? Any cognitive access to this societal phenomenon inevitably results from an interpretation from the dual perspective of interaction and co-construction. The analysis takes the bias of the socio-anthropological field in its epistemological orientations, its modes of representation, its content and the supports of its structures.

    Keywords: Actor, Africa, Dynamics, Society, Solidarity.

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